En trente-quatrième position se classent Julian Casablancas et son l’album « Phrazes For The Young »
La semaine dernière, l’hebdomadaire NME, considéré par certains comme la bible de la musique branchée, a donné sa liste des meilleurs albums de la décennie. Et en haut du classement trône « Is This It » (rien à voir avec le dernier Michaël Jackson, hein !), le premier opus des Strokes sorti en 2001. Si c’est peut-être un rien exagéré, cela montre bien l’influence et l’importance qu’a eu, en trois disques, le combo new yorkais sur la musique actuelle.
Alors que Fab Moretti et Nikolai Fraiture viennent de sortir un disque avec leur deuxième groupe respectif (Little Joy et Nickel Eye) et qu’Albert Hammond Jr, le guitariste, en est déjà lui à deux albums solo, le chanteur-leader Julian Casablancas restait, lui, muet. Du moins jusqu’à cet automne et la sortie de « Phrazes For The Young ».
Inutile de dire que l’œuvre a été un des très gros « buzz » de ces dernières semaines. Le résultat est-il à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer ? Oui et non. Certes cet album pop-rock est surproduit (que de couches musicales mises les unes sur les autres) mais, en même temps, Casablancas n’a pas son pareil pour écrire un hit quasi immédiat. Si « Phrazes… » ne comporte que huit petites plages, une bonne moitié de celles-ci sont des tubes en puissance.
Il suffit de prêter une oreille au single « 11th Dimension » pour s’en convaincre. Une seule écoute et vous avez cette chanson en tête pour très (très) longtemps.
